Yvette Roudy

Avec un immense respect, quelques mots en « femmage » à Madame Yvette Roudy, décédée le 18 août 2026.

Née le 10 avril 1929 à Pessac, en Gironde, Yvette Saldou, épouse Roudy, s’est éteinte le 18 août 2026 à Cabestany, dans les Pyrénées-Orientales, à l’âge de 97 ans.

Militante féministe et femme politique majeure, son engagement sans faille a toujours guidé ses choix, ses convictions et ses combats.

Elle a profondément marqué l’histoire de la lutte pour les droits des femmes et contre les violences faites aux femmes et à leurs enfants.

En 1981, elle devient la première ministre française à la tête d’un véritable ministère consacré aux Droits des femmes, fonction qu’elle exercera jusqu’en 1986.

Parmi les avancées majeures auxquelles elle a contribué, il faut notamment rappeler :

  • le remboursement de l’IVG par la Sécurité sociale en 1982 ;
  • la loi du 13 juillet 1983 sur l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes, qui restera sous le nom de loi Roudy ;
  • la reconnaissance politique et institutionnelle des droits des femmes ;
  • le soutien aux combats contre les violences sexistes et sexuelles, les violences conjugales et les discriminations fondées sur le sexe.

Elle a également été une alliée précieuse des associations féministes et, notamment, des associations membres de la Fédération Nationale Solidarité Femmes (FNSF).

Elle a soutenu le développement de structures d’accueil, d’hébergement et d’accompagnement spécialisées pour les femmes victimes de violences et leurs enfants.

De ma place :

de Présidente d’honneur de la FNSF, après onze années à la tête de la Fédération,

de Directrice de Solidarité Femmes 67 pendant onze années,

de militante féministe depuis les années 1970,

de femme libre,

je veux simplement vous dire :

Merci, Madame.
Merci, chère Yvette.

Merci pour vos convictions, votre courage, votre détermination et votre fidélité à la cause des femmes.

Vos combats ont ouvert des chemins.

Vos luttes nous obligent.

Et elles se poursuivront, aussi longtemps que nécessaire.

En votre mémoire, nous continuerons.

Femmage, respect et profonde gratitude.

Dominique Guillien Isenmann – Présidente d’honneur de la FNSF

©Yvette Roudy, février 2012 — photographie Gérald Garitan — CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons.